On attendait Jacques Audiard, candidat à l'Oscar du meilleur film étranger avec «Un prophète», et c'est finalement dans la catégorie courts-métrages d'animation que les Français ont été
primés. Un signe de fair play de la part de l'Académie de Hollywood puisque «Logorama» montre une Los Angeles envahie par les marques
publicitaires.
Sur scène, son producteur Nicolas Schmerkin (Autour de Minuit), a
remercié en anglais, avec humour, «les 3.000 parrains non officiels qui sont apparus dans le film», et assuré «qu'aucun des logos n'avait été maltraité pendant le
tournage».

Ce film de 16 minutes, réalisé par François
Alaux, Hervé de Crecy et Ludovic Houplain, décrit une course-poursuite dans les rues de la ville californienne, convoquant les personnages publicitaires ou les mascottes de marques les plus
connues, alors que l'ensemble des bâtiments de la ville sont transformés en panneaux publicitaires géants. «Logorama» s'achève dans un cataclysme réduisant à néant la Cité des Anges, comme
une anticipation du tremblement de terre tant redouté qui doit frapper la ville dans l'avenir.
En coulisses, le producteur français a raconté que tout avait commencé
«avec un petit scénario et un premier storyboard». L'aventure, coproduite par le studio Mikros Image, le CNC, Canal +, Addict et Arcadi, a duré plus de quatre ans. Interrogé sur la
présence des nombreuses marques de produits et d'entreprises dans le film, Nicolas Schmerkin a assuré que, «pour l'instant», «Logorama» n'avait fait l'objet d'aucune poursuite. Au
contraire, a-t-il ajouté, «nous avons reçu des courriers électroniques (de certaines marques) nous remerciant de les avoir incluses, notamment le zoo de Los
Angeles»(leparisien.fr).
lemonde.fr
Logorama est un court-métrage d'animation français qui vient de
remporter un Oscar aux Zétazunis. Sa particularité, on le sait, est de mettre en scène 3 000 logos. Est-ce suffisant pour faire un bon film ? Sûrement pas. Encore faudrait-il avoir un
scénario, une histoire à raconter. Mais les Amerlocains ne sont pas si difficiles, cette profusion de marques a suffi à les contenter. Peut-être parce qu'en ce vaste pays la chose qui unit
le plus un immigré mexicain, une descendante d'Irlandaise et un réfugié russe, c'est le commerce, la libre entreprise qui soi-disant permet à chacun de bâtir un empire en revendant une
pomme au coin de la rue. On a les mythologies qu'on peut (Extrait de la chronique du 13/03/2010 d' Alain
Korkos biznesse et blasons / arretsurimages.net).
«Logorama», Oscar 2010 du court-métrage d'animation
Samedi 13 mars 2010
6
13
/03
/2010
17:12
0
-
Partager
COMMENTAIRES